2001-2002 Michael Levinson
Entouré d’une équipe de direction et d’un conseil d’administration exceptionnels, j’ai présidé une année fructueuse et passionnante.
Bien que j’aimerais pouvoir affirmer que la situation financière de la Société était saine, je ne peux mentir. Je n’ai jamais réussi à obtenir d’informations concrètes de la part de notre trésorier de longue date. Il m’assurait toutefois, à maintes reprises, que nous disposions de fonds importants ! Si la Société jouissait effectivement d’une bonne santé financière, celle-ci était due en grande partie à la générosité de mon cabinet, McCarthy Tétrault s.r.l. — qui a parrainé non pas un, mais deux événements — ainsi qu’à celles de Phillips, Friedman, Kotler et de Stikeman Elliott.
Notre première activité de l’année, la conférence Alan B. Gold, a réuni un panel prestigieux composé de l’honorable Benjamin Greenberg et des avocats Harvey Yarosky, Simon Potter et Sylvain Lussier, venus débattre de « l’art perdu du contre-interrogatoire ».
La deuxième activité de l’année a consisté en un exposé captivant de l’honorable juge Louise Otis, de la Cour d’appel du Québec, sur le projet qui lui tenait le plus à cœur et qui a connu un immense succès : « La conciliation à la Cour d’appel ». Ce projet n’en était alors qu’à ses balbutiements, mais je me souviens que, le jour même de son intervention devant la Société, elle avait réussi à faire aboutir une entente dans une affaire très complexe qui présentait un intérêt majeur pour l’un de mes clients.
À l’automne 2001, la Société a décerné son Prix des droits de la personne à Peter Leuprecht, alors doyen de la Faculté de droit de l’Université McGill. En août 2006, M. Leuprecht avait été nommé par le Secrétaire général des Nations Unies au poste de représentant spécial pour les droits de l’homme au Cambodge. Il a prononcé devant la Société une allocution passionnante, intitulée à juste titre « Le Cambodge, les droits de la personne et le mythe de Sisyphe ».
Le printemps a été marqué par une table ronde très intéressante sur « les implications juridiques, éthiques et religieuses des technologies modernes de reproduction ». Nous avons eu le privilège d’accueillir, en tant que panélistes, la professeure Margaret A. Somerville, Me Sydney Cutler (c.r.) et le rabbin Reuben Poupko.
Notre avant-dernier dîner a accueilli l’honorable juge Charles Gonthier, de la Cour suprême du Canada, qui a traité du thème « Droit et moralité : le droit protège-t-il notre environnement moral ? ». Mon mandat s’est achevé en beauté avec l’intervention de Richard Pound (c.r., O.C., O.Q., F.C.A.) devant la Société sur le thème « Les Jeux olympiques : une perspective juridique ».